La gestion du trafic sur le Rhônexpress.

Le Rhônexpress a pour rôle d’assurer le transport de plus de 1,5 million de passagers qui vont et viennent entre le centre-ville de Lyon et son aéroport, le Saint Exupéry. Une performance qui ne peut être assurée qu’avec une fréquence d’une trame tous les quarts d’heure, 365 jours par an. Le temps étant de nos jours un capital important, un remboursement est possible en cas de retard de plus de dix minutes. Comment les responsables arrivent-ils à gérer une telle effervescence et quelles sont les contraintes considérées lors de la mise en place de la ligne ?

En accord avec les autres transports

Afin de faciliter l’arrivée ou le départ du centre de Lyon, le terminus de ce côté a judicieusement été placé, à proximité directe d’autres modes de transport ferroviaire. Le TGV qui assure une connexion avec les autres régions, ou encore le tramway urbain qui assure un point d’accès venant/partant de divers endroits de la ville possèdent un arrêt dans la même gare, celle de Lyon Part Dieu. Le rapprochement peut aller jusqu’à l’utilisation d’une même ligne, à certains points du trajet, même si dans la gare, chaque trame possède son stationnement. Ce qui implique des départs/arrivées programmés à la seconde près pour éviter tout risque de collision. Même si le Rhônexpress est plus rapide que le T3, celui qui partage sa voie avec notre sujet, la largeur de la rame, ainsi que les systèmes de roue doivent correspondre.

En accord avec l’environnement

Ayant vu le jour après les années 2000 cette navette performante est à la pointe de la technologie. Un mode de construction moderne effectué par une entreprise suisse, assure une sécurité et des matériaux qui respectent les dernières normes européennes, que ce soit pour le confort, l’accessibilité aux handicapés et surtout la sécurité. Le plus étonnant, le bilan énergétique fait partie des points favorables du réseau qui a quand même coûté la bagatelle de 120 millions d’euros, dont plus de la moitié a été investie dans les infrastructures. En effet, grâce à deux générateurs électriques dédiés exclusivement au Rhônexpress, chaque rame qui circule se déplace avec un courant continu de 750 volts. L’émission de gaz à effet de serre est ainsi diminuée par rapport à d’autres énergies utilisées à la fin du siècle dernier dans un mode de transport similaire. Vous trouverez plus d'informations ici.